1er octobre 2010

Parfait Koffi AMEKE, journaliste : amekeparfaitkoffi@yahoo.fr

En référence à l’image qu’il offre au monde et à la lecture des derniers développements de son actualité nationale, le Togo d’aujourd’hui ressemble plus à un pays où les atteintes au droit se confondent avec les espaces de non-droit. Il suffit de faire partie de la clientèle qui gravite autour du pouvoir pour ne pas être inquiété ou bénéficier de l’impunité. Tout se passe tout comme si ceux qui se sont accaparés la gestion du pays, ont opté pour un renouement avec un passé douloureux qui n’a que trop fait souffrir le peuple. La raison principale tient au refus de respecter les résultats sortie des urnes avec les conséquences qui prennent la forme de violation systématique des droits humains et le blocage des libertés publiques les plus élémentaires.

De l’avis des observateurs de la politique nationale, le Togo est comparé à un pays en décadence et dévasté du fait de pratiques non éthiques, une mauvaise volonté de servir les populations. Nombreux sont les observateurs étrangers qui commencent à considérer que la mauvaise foi des dirigeants à faire respecter les textes et lois qu’ils ont acceptés tant sur le national qu’international. Décriés par une grande majorité du peuple togolais et une partie de la communauté internationale respectueuse des principes démocratiques, le Togo sous le règne dynastique d’une même famille, ne semble pas se soucier de cette marginalisation diplomatique.

Rien ne semble conduire à des changements de comportements et de politiques pour transformer le pays, si ce n’est le laisser aller qui fait que le Togo ressemble de plus en plus à un territoire postcolonial où règne la loi du plus fort, et où les violences de toutes sortes et les barbaries sont érigées en système de gouvernement. Il suffit de se rappeler que des bombes lacrymogènes ont été lancées par les forces dits de l’ordre contre le leader de l’opposition avec intention de l’assassiner et que tout ceci est resté comme un fait divers. Le défi à relever dès lors par les fils et filles togolais épris de justice et de paix, passe inéluctablement par la résistance aux forces rétrogrades qui se cachent derrière un système d’usurpation de la volonté du peuple. La lutte pour le  triomphe de la vérité des urnes suppose que chaque Togolais et Togolaise prenne conscience de sa responsabilité dans cette forfaiture.

1. PROTECTION DU CITOYEN INSCRIT DANS LA CONSTITUTION

Les nations démocratiques et l’histoire de l’Afrique ancienne sont là pour rappeler à l’humanité toute entière, que la vie en communauté, dépend du respect de la dignité et de la valeur de la personne humaine et du respect des principes divins. Il en résulte donc qu’une importance particulière doit être accordée à la dignité humaine. L’Etat moderne, ayant des dirigeants éclairés, cultivés et au service du peuple, est censé faire respecter les droits fondamentaux de l’homme en protégeant ses citoyens.

A voir le comportement des soit disant dirigeants togolais, cette conception des choses, ne semble pas faire partie de leur culture politique. C’est d’ailleurs ce qui explique les violations importantes des droits humains et du droit en général. Comment peut-on par exemple tout simplement interdire un parti politique au Togo alors que ce parti n’a jamais présenté une menace pour l’ordre public ? Le régime actuel l’a fait. La séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif n’existe plus au Togo.

Et pourtant, la Constitution togolaise, bien que modifiée  et toilettée selon la volonté de dirigeants du système dominant, ne peut être en marge de la règle universelle, celle du respect et de la protection des droits des citoyens. Dans les préambules de la loi fondamentale togolaise, votée en octobre 1992, il est stipulé que : « Nous, Peuple togolais… sommes décidés à bâtir un Etat de droit dans lequel les droits fondamentaux de l’homme, les libertés publiques et la dignité de la personne humaine doivent être garantis et protégés ». Plus loin, l’article 13 de cette même Loi fondamentale renchérit tout en insistant sur la responsabilité de l’Etat quant à la protection des droits des citoyens : « l’Etat a l’obligation de garantir l’intégrité physique et morale, la vie et la sécurité de toute personne vivant sur le territoire. »

Malgré la clarté de ces textes, les dirigeants ne font qu’exhiber ces textes pour mieux les contourner, quant ils ne font pas tout simplement l’inverse, ceci dans l’impunité totale. Le philosophe Thomas Hobbes, n’a-t-il  donc pas raison quand il invite les populations à la révolte, si l’Etat venait à manquer à ses devoirs de protection du citoyen et que lui-même devienne responsable de la violation et de l’oppression de ce dernier ? Avancer de tels arguments ne signifie pas qu’on incite le peuple au soulèvement. Il est plutôt question de l’inviter à prendre conscience de ses droits et sa liberté à disposer de lui-même.

Il s’agit donc de trouver les modalités d’une lutte et une résistance pour retrouver sa liberté et ses droits. La liberté ne se donne pas sur un plateau d’argent, mais elle s’arrache. Plus que jamais, le Peuple togolais, en tout cas la partie qui souhaite la justice et la démocratie, doit se lever tous ensemble et unis, malgré les multiples actes de violence et de barbarie qui sont perpétrés contre lui,  pour barrer la route aux “violeurs” de ses droits. Il en est de même pour tous ceux qui ignorent la volonté du peuple. Cette volonté qui se traduit par un choix libre de ses dirigeants. La bataille doit être engagée et être soutenue. Le découragement n’est pas permis, la vigilance doit l’être de tous les instants.

2. L’ESPRIT DE TERREUR ET D’INTIMIDATION SOUFFLERAIT-T-IL LOIN DU TOGO ?

L’histoire togolaise, depuis la proclamation de l’indépendance, est émaillée de violences et d’assassinats qu’il faut ici relever, bien que connues de tous. La Communauté internationale n’est pas étrangère à cet état de fait, mais continue, assez hypocritement à soutenir aveuglement, les autorités togolaises dans leurs voies de faits contre les populations au Togo. Les violations massives des droits de la personne humaine sont caractéristiques de la gestion du pouvoir togolais, incarné depuis plus de quarante ans (40) par un seul clan : le clan des Gnassingbé et sa clientèle. Lorsque nous remontons le cours de l’histoire, les exemples sont légions et témoignent de ce que le régime togolais, est un champion dans la violation systématique des droits humains. Quelques repères peuvent illustrer nos propos :

  • 13 janvier 1963 : assassinat du 1er Président démocratiquement élu de la jeune République togolaise, Sylvanus Epiphanio Olympio. Cet assassinat ouvrit la série des coups d’Etat en Afrique et fut revendiqué à l’époque, 12 jours après c’est-à-dire le 25 août 1963, par le Sergent Chef Etienne Eyadéma Gnassingbé devenu quelques années plus tard Président de la République (en 1967).
  • 03 décembre 1991 : assaut contre la Primature, siège du Gouvernement de la transition. Plusieurs soldats et officiers loyalistes au changement trouvèrent la mort. Me Joseph Kokou Koffigoh, à l’époque Premier Ministre et ses hommes de main furent arrêtés par les officiers putschistes de l’armée qui ont lancé l’assaut. Le Président Mitterrand, socialiste, qui aurait pu intervenir s’est contenté de regarder les militaires du Président reprendre le dessus, ceci en  respect des accords secrets de défense entre la France et le Togo, plus précisément entre les chefs d’Etats français et togolais.
  • 05 mai 1992 : attentat contre une délégation de l’Union des Forces de Changement (UFC) à Soudou dans le Nord du Togo. L’honorable député Marc Atidépé, et quelques militants de l’UFC ont perdu la vie et d’autres ont été blessés. M. Gilchrist Olympio, à l’époque Président national dudit parti en sort grièvement blessé. Le voir aujourd’hui travailler ensemble avec ses bourreaux d’antan relève du mystère que seul l’argent peut expliquer.
  • 23 juillet 1992 : assassinat du jeune démocrate togolais Tavio Ayao Amorin, leader du Parti Socialiste Panafricain (PSP). Boukpéssi et Karewé, tous deux agents de sécurité à la police nationale sont les assassins du jeune leader pour avoir laissé dans leur fuite, leurs identités sur le lieu du crime. Ils courent toujours impunément les rues sans être inquiétés. La communauté internationale n’a fait aucun effort pour les retrouver ou les assigner devant un tribunal pénal à compétence internationale.
  • 23 octobre 1992 : prise en otage par les forces armées togolaises des Hauts Conseillers de la République (HCR), organe législatif de la transition. Plusieurs Hauts conseillers furent sérieusement molestés par les forces armées. Ils n’ont jamais été indemnisés.
  • 25 janvier 1993 : répression sanglante orchestrée par les bérets rouges appuyés par les miliciens du pouvoir RPT. Ceux-ci habillés en tenue policière ouvrirent le feu sans sommation sur des manifestants pacifiques et des membres de l’opposition togolaise qui n’étaient pas armées, ceci dans les rues de Lomé. La tragédie de Fréau Jardin qui a vu des Togolais pacifiques tués alors qu’il s’agissait de participer à une manifestation et écouter des discours politiques pour la démocratie.  Une délégation franco-allemande qui séjournait à l’époque au Togo a assisté en direct aux horreurs du jour et sont partis faire un rapport aseptisé qui a permis l’impunité de continuer à régner au Togo.
  • 26 avril 2005 : boucherie humaine jamais vue au Togo perpétrée par l’armée togolaise appuyée par les miliciens du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) parti au pouvoir. Les manifestants de l’opposition, suite à la proclamation par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) donnant la victoire à Faure Gnassingbé, ont été sauvagement violentées et barbarisées par les forces coordonnées de la police, gendarmerie et de l’armée en l’occurrence les bérets rouges. Plus de 500 morts selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies (ONU)  et des centaines de personnes grièvement blessées ou mutilées. La réalité serait proche de 1200 morts sans compter les nombreux corps qui ont disparus et les blessés et handicapés.
  • 03-06 mars 2010 : arrestation des responsables du Mouvement citoyen pour l’alternance (MCA) de l’UFC, de l’OBUTS : Filbert Attisso, Guillaume Coco Messan, Yaovi Abobi Akakpo et Eric Solewassi ont été  appréhendés par les forces de sécurité pour, d’après le chef d’accusation, « tentative d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat » et écroués en prison civile de Kara dans le Nord du Togo sans procès. Leur libération n’est intervenue qu’au cours du moins de septembre 2010, ceci sans explication.
  • 14 avril 2010, répression sanglante des Forces spéciales pour les Elections présidentielles (FOSEP) contre les militants du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) durant une viellée de prière et de chants qui se tenaient au siège de l’UFC à Lomé. On dénombre plusieurs blessés graves.
  • 25 août 2010 : arrestation et molestation  par les forces de sécurité du journaliste du quotidien « Liberté », Didier Agblédivlo, alias « Didier Ledoux ». Ce dernier en plein exercice de sa profession a été pris à partie par une horde d’agents de sécurité qui, selon ses propos l’ont piqué avec un objet dont il ne sait et ne connait le contenu. Plus tard, dans le cadre d’une répression, ils ont été bastonnés avec d’autres collègues et certains ont  subis des attaques à l’arme blanche.
  • 15 septembre 2010 : séquestration des leaders du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) à leur domicile respectif : MM. Jean-Pierre Fabre de l’UFC, Gabriel Kodjo Messan Agbéyomé de OBUTS, Me Tchèssa Abi de PSR et le Professeur Aimé Gogué de l’ADDI. Ce principe d’obstruction aux marches et veillées de résistance semblent continuer mais la détermination des forces luttant pour la vérité des urnes ne vacillent pas.

A ce tableau sombre, s’ajoutent les vagues d’actes d’intimidation et de menaces qui planent sur les démocrates sur tout le territoire national. En fait, la situation est plus critique à l’intérieur du pays car les populations ne disposent pas de médias et d’accès à une presse indépendante. La pression des agents travaillant pour le pou voir en place sont trop importantes. Les populations sont obligées de verser dans l’autocensure pour survivre ou garder leur emploi. Les actes de violence et de barbarie ont été perpétrés par les forces de sécurité lors des diverses manifestions éparses (Marche pacifique et veillées de prières) contre les militants du FRAC  et d’OBUTS et parfois sur les populations comme à Tsévié ou Sokodé.

Faut-il rappeler que les agents militaires versent aussi dans le gangstérisme lorsqu’ils ont réussi à se saisir de plus de 22 millions de F CFA. Selon un communiqué rendu public le 15 avril 2010, et dument signé par le 1er vice-président de l’UFC au moment des faits, Patrick Lawson, c’est lors de l’assaut qu’elles ont lancé contre le siège le 14 avril 2010 que ces dernières ont réussi à faire main basse sur le butin qui n’est rien d’autres que les cotisations des militants.

Les journalistes de la presse privée togolaise dans l’exercice de leur fonction, n’ont pas été épargnés. Les responsables de ces organes de presse courent un risque pour ceux d’entre eux qui ont accepté d’accompagner la population et les forces démocratiques. Ces derniers ne sont pas à l’abri des violences et tracasseries policières. La belle preuve est celle du journaliste du quotidien « Liberté », « Didier Ledoux » qui a été arrêté et molesté par les forces de sécurité. A cela, s’ajoute le musellement de cette même presse indépendante, qui passe par l’assignation en justice par le chef de l’Etat Faure Gnassingbé, de certains responsables de ces organes de presse dans le but juste de les faire taire. Là encore, sans que personne ne comprenne d’où viennent les pressions, le même chef d’Etat a fait enlever les assignations à comparaître en justice, ce qui ne va pas enlever les critiques justifiées contre sa politique qui enfonce le Togo, tous les jours un peu plus vers la pauvreté.

A signaler aussi, les manœuvres tendant à déstabiliser certaines formations politiques comme Organisation pour bâtir un Togo solidaire (OBUTS) de l’ex-Premier Ministre, Gabriel Kodjo Messan Agbéyomé et l’Union des Forces de Changement (UFC), tendance Jean-Pierre Fabre. Il ne s’agit là que de manœuvres dilatoires pour faire taire les responsables et leurs militants devenant de plus en plus des alternative de gouvernement pour les autorités de fait du Togo.

Il s’agit en fait pour le parti RPT/AGO de mettre un terme à lutte engagée par les forces démocratiques pour le triomphe de la vérité des urnes. L’immixtion du ministre des collectivités locales et de la décentralisation, Pascal Bodjona n’est pas à négliger dans les dérives totalitaires que connait actuellement le Togolais en matière de respect des droits et protection des libertés des Togolais, en l’occurrence les leaders des partis politiques du FRAC.

En effet, depuis le 04 mars 2010 et lors des manifestations de l’opposition, le Pouvoir togolais fait preuve d’une manque de respect chronique qui ne dit pas son nom violant ainsi l’article 6 de la Loi fondamentale qui stipule que : « les partis politiques et regroupements de partis politiques concourent à la formation et à l’expression de la volonté politique du peuple. Ils se forment librement et exercent leurs activités dans le respect des lois et règlements ». Inutile de multiplier ces violations massives des droits humains auxquelles sont confrontées les populations. Les soi-disant dirigeants au pouvoir du Togo, à chaque fois qu’ils sont confrontés à une situation, ils font appel aux forces dits de l’ordre qui, sans opte pour le jeu antirépublicain et exercent des exactions graves sur d’innocentes populations.

Devant ces situations, les forces dits de l’ordre, à qui il revient le devoir de faire appliquer la responsabilité républicaine, versent dans l’abus du pouvoir et deviennent les premiers ennemis de leur propre peuple.  Et comme le rapport de force  leur est favorable, elles réagissent sans se demander si la réaction actée est disproportionnée ou non. Ce qui pose d’ailleurs le problème de l’impunité, notamment en référence aux nombreux cas de violation des droits humains que les associations de défense des droits humains et les mouvements citoyens dénoncent depuis plusieurs années au Togo. Ce sentiment d’impunité qui conforte ces forces de l’ordre ou de sécurité dans leur comportement, perpétue les violations des droits et les pousse parfois contre de l’argent, à continuer leurs basses besognes sur de pauvres populations.  Ce qui fait dire que le Togo, tel qu’il est perçu de nos jours, ressemble à une République bananière. Triste sort que vivent les Togolais!

3. RESISTER ET BALISER LE RETOUR DE LA VERITE DES URNES

Au lendemain de la proclamation des résultats frauduleux par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), repris par une Cour constitutionnelle inféodée au pouvoir, ces institutions ont simplement, sans aucune preuves tangibles, légitimer la victoire au candidat du RPT, Faure Gnassingbé.

Il est apparu que la lutte engagée par le peuple togolais pour le respect des droits de la personne et de la protection des libertés prend du retard, suite aux multiples et graves exactions commises et ordonnées par les dirigeants. Ce sont souvent les forces de l’ordre, l’armée appuyée par des miliciens de bas niveau qui exécutent les basses besognes, y compris des assassinats restés impunis comme celui d’Atsutsé Kokouvi Agbobli.

Face à un régime qui valorise l’assassinat et une communauté internationale amorphe, seule la résistance à l’ordre imposé peut permettre au Peuple togolais d’arracher sa liberté, de faire plier ses dirigeants et de refonder démocratiquement le Togo. Il n’y a pas de réconciliation sans qu’il y ait respect des textes et lois républicains. Il n’y a pas retour de la confiance si le respect et la de protection des droits de la personne humaine n’est plus une priorité. Bref, il convient de faire triompher la vérité des urnes, et à ce titre, tous les partis devraient trouver un moyen de s’allier pour signer des  conventions et déclarations communes. Cette proposition pourrait se faire sous l’égide du Collectif pour la Vérité des urnes et regrouper l’ensemble de la Diaspora togolaise.

Seule la résistance et elle seule demeure l’arme qui peut triompher de la contre-vérité des urnes au Togo. Le Peuple togolais a déjà donné sa bénédiction puisque les ecclésiastiques se taisent dans un silence inquiétant. Pour les démocrates, la résistance est un acte citoyen.

C’est cet idéal que rappelle la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen. Le droit à la résistance est placé au rang des droits naturels que les démocrates de par le monde, doivent soutenir aussi au Togo face à la radicalisation ou le non respect des droits de la personne humaine par les dirigeants hors-la-loi.

Les droits de la personne, les règles d’ordre public ou d’indépendance nationale, le droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes, etc. sont régulièrement bafoués au Togo, ceci avec une étonnante banalisation. La résistance doit avoir pour objectif de rétablir la démocratie. Les mouvements spontanés sont légions mais doivent être canalisés pour éviter que les pulsions collectives ne finissent pas donner des raisons d’intervention musclées aux forces des ténèbres.

Les actions non violentes, le besoin de rappeler l’éthique doivent prendre le dessus sur les actions violentes. L’armée républicaine devrait tôt ou tard prendre ses responsabilités pour ne pas être complice des actes de leurs frères d’armes adeptes de l’armée antirépublicaines.

La résistance doit permettre de faire cesser les hold-up électoraux pour faire triompher la vérité des urnes.

La résistance doit permettre de faire respecter les droits de l’homme et la Constitution togolaise. Il s’agit là d’une alternative pacifique pour sortir ce peuple meurtri par plus de 40 années de dictature aveugle et de violations massives des droits humains.

La résistance est un droit fondamental et universel. Elle ne peut plier face à l’injustice, l’arbitraire, l’obscurantisme, la dictature et l’impunité.

Seule la résistance organisée et stratégiquement structurée et neutralisant les forces opportunistes peut donner des résultats probants. Ce sera la seule chance pour le Togo de retrouver la paix.  PKM.

© cvu-togo-diasporo.org et afrology.com.

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