Le 20 juin 2011, au sortir d’une conférence publique de la Commission Vérité Justice et Réconciliation(CVJR) tenue au Palais des Congrès de Lomé, dans une interview que les journalistes lui ont  accordée, le préfet du golfe, monsieur MELEBOU Koffi a fait entendre,  sans aucune vergogne, ni respect à la dignité du peuple togolais, que « la répression  est un facteur de démocratie. Il n’y a  pas plus de répression au Togo qu’en France et ailleurs », légitimant et niant ainsi  les violentes repressions des étudiants et des militants et sympathisants du FRAC par les forces de l’ordre en ces moments de crises intenses dans notre pays.

Le  Regroupement  des  Jeunes Africains  pour  la  Démocratie  et  le Développement (REJADD) s’indigne et s’insurge contre ces propos grossiers venant d’un haut responsable de l’Etat,  qu’il croit  contraires aux discours que tenait le gouvernement  sur le  processus de réconciliation nationale en cours dans notre pays et demande que ces propos soient condamnés et punis pour hisser notre pays en rang des nations respectueuses des principes démocratiques et de l’Etat de droit.

Le REJADD comprend aisément que le projet de la  réconciliation nationale lancé en fanfare en 2008 par le gouvernement togolais n’est qu’une opération de charme politique destinée à leurrer la communauté internationale et à se moquer purement et simplement du peuple togolais.

Il  informe monsieur MELEBOU Koffi : «  que la répression est une négation à la démocratie ».

Le REJADD considère donc  ces propos du préfet du golfe qui viennent s’ajouter à ceux du négationniste El Hadj Abass BONFOH, président du Parlement togolais, qui a nié lors d’une interview, l’existence des mille togolais tués en 2005,  comme des insultes graves au peuple togolais, surtout aux victimes  des diverses répressions atroces par les forces de l’ordre et demande par conséquent au préfet de présenter des excuses publiques au peuple togolais pour laver cet affront.

For de tout ce qui précède, le REJADD exige :

  • La démission immédiate et inconditionnelle de Monsieur MELEBOU Koffi au poste du préfet ;
  • Le gel des activités de la CVJR pour les relancer après un dialogue inclusif entre les togolais car le processus est déjà saboté et verrouillé  par les sbires du RPT;

Nous  lançons un appel pressant aux forces démocratiques et aux défenseurs des droits humains à condamner et à dénoncer avec véhémence ces propos qui sortent de l’entendement humain.

Le  REJADD  tient à  informer les plus hautes autorités togolaises qu’en cas de maintien de Monsieur MELEBOU Koffi au poste du préfet, il se réserve le droit d’appeler le peuple togolais à un soulèvement populaire dans  les jours à venir.

Fait à Lomé, le  29 juin 2011.

Le président national

JONHSON Kwassi  Assiba Biova

 

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