CVU-Togo-Diaspora-logo4-300x1661.jpgHypocrite envers la Diaspora togolaise, le pouvoir intimide, kidnappe, met aux arrêts un membre influent de la Diaspora, -un démocrate et un résistant-, pour avoir pratiqué le yoga à la plage de Lomé

ANALYSE DU CVU-TOGO-DIASPORA DU 25 FÉVRIER 2016

Ce n’est pas une première au Togo que le système « Gnassingbé » lorsqu’il panique, kidnappe toutes personnes dont les opinions sont différentes et alternatives. Comme ce n’est pas le cas de nombreuses personnalités dites de « l’opposition » et compte tenu des accords secrets qui les lient, les dits « opposants » ne sont pas inquiétés. Mais lorsqu’il s’agit de personnalités intègres, démocrates, aspirant à une justice égale pour tous et une vérité des urnes, alors le pouvoir sévit avec toute la brutalité, toute l’injustice qu’on lui connaît et surtout en toute catimini. C’est ainsi que sans préavis et en tout non-respect des lois togolaises en vigueur, les agents de Faure Gnassingbé ont appréhendé en plein jour et sur la plage de Lomé, un membre éminent de la Diaspora togolaise, Dr Antoine Randolf. Par cette arrestation « laconique », le pouvoir de Faure Gnassingbé vient de démontrer sa LÂCHETÉ à ceux qui en douteraient encore, surtout ses partenaires occidentaux.

1.    LE MINISTRE LE PLUS « DÉTESTÉ » DES DEMOCRATES TOGOLAIS

Cette arrestation hors-la-loi s’est faite sous la responsabilité du ministre, semble-t-il le plus « haï » par le peuple togolais. Mais l’arbitraire, la violence, l’abus de tous genres et les formations offerts par les Occidentaux et la France en particulier a permis l’irréparable. Ce sont les « militaires » et autres forces occultes dites de sécurité qui « commandent » les civils au Togo. Ces militaires sont eux-mêmes des « larbins » d’un réseau occidentalisé de vendeurs d’armes et de commerçants qui n’hésitent pas à assurer les commissions importantes aux « larbins » locaux afin que tout le système perdure le plus longtemps possible. Pour ce faire, il faut d’abord et avant tout assurer la « contre-vérité des urnes » et s’assurer que les dits « opposants » togolais aient leur place dans le dispositif, en légitimant le système en place. Alors puisque les « opposants » ne sont plus que des « larbins » dans l’architecture du système de Faure Gnassingbé, il fallait s’attaquer aux démocrates, surtout ceux qui jouissent d’une réelle popularité et qui n’ont à leur actif, aucune « casserole » et ne sont impliquées dans aucune des  « compromissions  embarrassantes».

Alors une fois, le feu « vert » obtenu de Faure Gnassingbé, – avec ou contre son gré -, l’opération qui doit être menée ne s’embarrassent pas des précautions d’usage, encore moins de respecter les règles internationales, régionales ou nationales. Paradoxalement, chaque fois que ces opérations hors-la-loi ont lieu, c’est quasi-systématiquement l’actuel ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Yark Damehame, internationalement inscrit sur les listes de ceux qui pourront un jour rendre compte de leurs actes devant la Cour pénal international ou son équivalent africain, qui revient. En attendant que la justice se fasse publiquement devant le peuple togolais et que la vérité triomphe, il faut bien constater que celui qui décide en dernier ressort n’est peut-être pas Faure Gnassingbé mais bien celui qui auraient à son actif de nombreuses exactions, délits et crimes que les organisations internationales de la société civile mais aussi des services secrets de pays occidentaux ont rassemblé  et continuent de rassembler pour faciliter l’instruction du futur dossier à la Cour pénale internationale.

En l’espèce, c’est bien le nom du Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Yark Damehame, qui revient en recoupant toutes les informations qui remontent à CVU-TOGO-DIASPORA. Aussi, qu’il soit le plus détesté ou haï, l’essentiel est qu’il contribue à maintenir le régime en place par la force et la brutalité, puisque le silence coupable des chancelleries occidentales, ne font que l’encourager. Il ne se prive pas d’ailleurs d’en abuser, comme on vient de le constater à nouveau avec l’enlèvement du Dr Antoine Randolf.

Depuis qu’il a été « décrété » ministre par Faure Gnassingbé, sans que l’on sache si la décision vient de Faure Gnassingbé ou d’autres groupes de pressions militaro-civils qui tiennent Faure Gnassingbé en otage afin de mieux légalement exercer le non-droit, Yark Damehame semble s’être spécialisé dans le kidnapping des journalistes et des membres de la Diaspora togolaise. Il ne faut toutefois pas oublier des nombreuses exactions au plan national qui sont restées sans enquêtes dignes de ce nom et impunies à ce jour. Personne n’a oublié les coups d’éclats avec des morts à la clé notamment à Dapaon 1 où sous la responsabilité de ce ministre, les forces dites de l’ordre ont « tirent d’abord » sur la population, puis « réfléchissent » après… L’impunité institutionnalisée au Togo et plus particulièrement pour ceux qui font partie des cercles restreints de Yark Damehame et plus élargis de Faure Gnassingbé permet à ces « individus » de dormir en paix. La « Commission Vérité, Justice et Réconciliation » (CVJR) n’a été qu’une vaste opération d’entourloupette avec la connivence de quelques ecclésiastiques qui voient les portes du paradis se fermer à double tour dès lors qu’ils continuent d’opter pour légitimer le Faure Gnassingbé et ses atteintes à la liberté d’autrui.

2.    DENI DE JUSTICE POUR LE DR ANTOINE ATI RANDOLF

Au Togo, la justice appartient à ceux qui ont les armes et le pouvoir avec ou sans les « gris-gris ». La liste des personnes victimes des abus de droit et de pouvoir du système Gnassingbé serait trop longue à énumérer. Mais la liste du seul énergumène devenu Ministre et opérant sur des présomptions et refusant la présomption d’innocence à tous citoyens togolais peut remplir un livre de poche.

Au demeurant, les enquêtes discrètes de nombreux services secrets de pays voisins, mais aussi de pays occidentaux qui attendent le moment opportun pour « tout » lui mettre sur le dos pour le condamner au lieu et place de Faure Gnassingbé sont en cours. Le manque d’unité et de convergence des « leaders » dits de « l’opposition », le besoin vénal de manger d’abord pour certains et d’occuper le terrain uniquement pour devenir incontournable au moment opportun pour d’autres, ont permis aux forces loyales à Faure Gnassingbé et dites de « sécurité » d’imposer l’arbitraire et le non-droit contre tous ceux qu’ils ou elles soupçonnent de ne pas « être d’accord » avec leur politique. C’est pourtant cette gouvernance de plus de 49 ans dont 11 ans avec Faure Gnassingbé qui a malgré tout créer plus de 62 % de Togolais et Togolais en dessous du seuil de pauvreté avec des chiffres de chômage approchant les 40 %, notamment auprès des jeunes. Le mécontentement est général et l’explosion impossible à prévoir, notamment d’un peuple togolais, que de trop nombreux observateurs continuent à traiter de « peureux » et « résignés », mais aussi enclin à la compromission sur la base de la ventrologie. Mais tous les Togolais et Togolaises ne sont pas à mettre dans ces « clichés » entretenus par les mêmes qui vendent des armes, des équipements et des munitions à ceux-là mêmes qui en détournent l’utilisation pour mieux faire changer le peuple togolais et sa Diaspora.

Dr Antoine Ati Randolf est un docteur vétérinaire franco-togolais résidant en France (Colmar). Il était de passage à Lomé pour des raisons familiales et pour préparer sa rentrée au Togo, ce depuis début février 2016. C’est un membre éminent de la Diaspora togolaise et citoyen engagé depuis plus de 25 ans, pour la démocratie au Togo, faisant d’ailleurs honneur à sa famille puisque c’est le même régime Eyadéma qui, en 1985, a séquestré, torturé puis humilié une de ses parentes chargée de cours à l’Université de Lomé à l’époque, Micheline Randolph – qui, par la « grâce » d’une opération punitive fondée sur l’arbitraire, a été contrainte par le régime du père de Faure Gnassingbé à défilé nue sous la pluie devant ses propres étudiants pour avoir rappelé ici et là, ce de manière constante d’ailleurs, les exactions, les crimes, l’abus de droit et l’abus de pouvoir du feu Etienne Eyadéma Gnassingbé.

Micheline Randolph et bien d’autres résistants et combattants de la démocratie avec d’autres s’étaient révoltés contre l’arbitraire et la contre-vérités des urnes et ont passé plus de 13 mois au prison dans les sordides geôles du régime. La plupart ont sauvé leur vie en quittant le Togo. Mais ce sont les mêmes qui crient partout qu’il faut respecter les droits de l’Homme, de la Femme et de l’Enfant qui soutiennent les régimes autocratiques de la contre-vérité des urnes qui tuent, humilient et font migrer les démocrates togolais. Alors, le problème de la migration, c’est le serpent qui se mord la queue. Les pays européens surtout qui disent en souffrir sont aussi ceux qui l’attisent pour mieux récupérer les expertises africaines, en l’espèce togolaise. Car le Dr vétérinaire Antoine Randolph a surtout soigné les « animaux » français et moins ceux du Togo…

En réalité, c’est parce que le Dr Antoine Randolph, âgé de 73 ans, grand praticien du Yoga, faisait quelques mouvements d’assouplissement à la plage de Lomé, qu’il a été kidnappé en plein jour, sans mandat d’arrêt, par les troupes de Yark Damehane qui a choisi d’utiliser les méthodes d’un hors-la-loi. En fait, de nombreux Togolais et Togolaises se sont intéressés à cette discipline pacifique qu’est le Yoga et surtout y trouvaient quelques satisfaction. Aussi dès que le Dr Antoine Randolph venait prendre le grand air de la plage, de nombreux curieux s’évertuaient à l’imiter et apprendre « gratuitement ». Cet attroupement aurait vraisemblablement intrigué le pouvoir en place qui, pris de panique, s’est rappelé que le Dr Randolph est le Président du parti du Rassemblement National pour la Démocratie et le Panafricanisme (RNDP) et que les attroupements pour faire du « yoga » serait à verser au registre des manifestations de type « politique » surtout qu’à ma connaissance, aucune « parole » n’est dispensée lors de la pratique du Yoga, à moins que le régime n’est classé Dr Randolph comme un « ventriloque » et donc un « politique-illusionniste » qui utiliserait à la fois son ventre et ses cordes vocales pour faire entendre sa parole -sans marionnette- autour de lui, en émettant des paroles sans bouger les lèvres. ,

Aussi, l’ignorance s’alliant avec le non-respect des lois du pays, les agents de Yark Damehane ont repris leurs méthodes d’antan, à savoir : kidnapper sans mandat d’arrêt, disperser la foule, faire disparaître la personne et si pas de réaction de la part des journalistes ou réseaux d’amis, procéder à la disparition pure et simple… C’est ce qui est arrivé au Dr Atsutsè Kokouvi Agbobli, le leader du Parti des Travailleurs, mort à la plage en août 2008 à l’âge de 70 ans dans des circonstances non élucidés à ce jour 2.

3.    POURQUOI LE PREMIER MINISTRE FRANÇAIS MANUEL VALS DOIT INTERVENIR ?

Aussi, le régime de Faure Gnassingbé panique face aux mécontentements et tous attroupements autour d’une personnalité devient une menace qu’il faut absolument « éteindre » qui à utiliser les pratiques hors-la-loi, à l’opposé des droits humains. Il est vrai que si le Premier Ministre français Manuel Vals n’avait pas reçu Faure Gnassingbé publiquement lors de la conférence sur l’environnement COP21 à Paris en décembre 2015, alors que le Chef d’Etat français, François Hollande l’avait soigneusement évité, peut-être que les groupes militaro-civils qui « contrôlent » Faure Gnassingbé ne se serait pas permis d’emprisonner un citoyen binational (Togolais et Français). Lorsque sous Manuel Vals, une Loi va peut-être passer pour faciliter la déchéance de nationalité pour les binationaux et personne sera là pour vérifier s’il s’agissait d’un cas de « terrorisme » ou un cas de « bons services rendus à des autocrates africains », il faut croire que cette Loi de la déchéance de la nationalité va rendre un grand service aux autocrates africains, surtout lorsqu’elle sera appliquée par d’autres qui ne l’auront pas fait voter.

L’utilisation abusive par le pouvoir togolais de la photo de la rencontre entre Mr Manuel Vals et Mr Faure Gnassingbé lors de la COP21 sont en prendre en compte les dérives hors-la-loi au Togo. En effet, lorsque les autorités occidentales reçoivent des personnalités qui ont systématiquement et au cours de leurs mandats politiques bafoués la vérité des urnes, les droits humains et les droits des journalistes et ont des morts sur la conscience, elles doivent savoir qu’elles lancent un message clair de « changement dans la continuité » à Faure Gnassingbé. Il est vrai qu’en période électorale en France, les autocrates africains dansent car ils savent bien que les quelques transferts discrets pour appuyer les candidats sont « reçus » comme un don qui se décline en contre-don retour.

Alors pourquoi ne pas sacrifier un démocrate togolais, surtout le punir de ne pas rester en France pour continuer à s’occuper des animaux français et moins des animaux togolais. Alors, pour arrêter cette politique, il est demandé à Mr le Premier ministre, Manuel Vals, de prendre conscience de sa responsabilité, dans l’arrestation hors-la-loi du Dr vétérinaire Antoine Randolph et d’intervenir dans les meilleurs délais pour sa libération sans condition. Suite à l’intervention de l’Ambassade de France au Togo, un de ses membres a été autorisé à rencontrer l’innocent Dr Antoine Ati Randolph le 24 février 2016. Il semblerait que ce dernier soit détenu dans des conditions humiliantes dans un endroit proche de l’aéroport de Lomé et qu’aucun motif sérieux n’ait pu être évoqué par les autorités togolaises pour expliquer le kidnapping, surtout que personne n’a vu le mandat d’arrêt et que la garde à vue est expirée. Même les avocats ne sont pas autorisés à voir le Dr Antoine Randolph. C’est pourtant ce régime que le Premier ministre Manuel Vals a choisi de recevoir et donc indirectement de légitimer dans sa gouvernance de l’arbitraire au Togo lors de la COP 21 en décembre 2015 à Paris.

4.    LE RETROPÉDALAGE DES AUTORITÉS TOGOLAISES SANS LIBÉRATION DU DR RANDOLF

Comme toujours face à la montée en puissance des critiques et les manifestations qui se profilent à l’horizon en France, au Togo sans compter la mise en exergue des exactions du système Faure Gnassingbé auprès des officiels européens (parlement européens et nationaux), les autorités togolaises commencent à faire du « rétropédalage » en optant pour la désinformation et les rumeurs. Il est question de faire croire dans les réseaux sociaux que ce serait des liens du Docteur Antoine Randolph avec le responsable d’un site internet et blog « Peuples observateurs » aujourd’hui fermé qui serait à l’origine du kidnapping politique. Mais cet argument ne tient pas. Le site « Peuples observateurs » n’existent plus et ce n’est pas parce qu’un article paraît sur un site qu’il y a un lien entre le responsable du site et la personne qui publie un article.

Pour justifier la garde à vue, les bruits lancés par les agents inconnus du pouvoir tentent de faire croire qu’il s’agirait d’articles critiques contre le pouvoir de Faure Gnassingbé. Mais là encore, on aurait aimé lire cet article et juger sur pièce. Donc là encore, cet argument ne tient pas.

Enfin, le comble du mensonge, le pouvoir invoque le fait que le Dr Antoine Randolph n’aurait pas demandé une autorisation administrative pour exercer le Yoga à la plage de Lomé compte tenu de l’attroupement spontané qu’occasionne systématiquement sa présence et ses séances de yoga  de détente à la plage.

Autrement dit et pour faire court, la panique qui s’est emparée du régime de Faure Gnassingbé a conduit les éléments hors la loi du Ministre Yark Damehane à kidnapper sans mandat d’arrêt, ni motif sérieux en en l’absence de tous troubles à l’ordre public, un citoyen franco-togolais qui pratiquait du yoga à la plage de Lomé.

Bref, on est dans l’arbitraire, une constante chez Faure Gnassingbé et son régime.

5.    RECOMMANDATIONS DE CVU-TOGO-DIASPORA

Alors, CVU-TOGO-DIASPORA demande à toutes les autorités qui recevront cette analyse de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faire libérer le franco-togolais, Dr Antoine Randolph dans un premier temps, et dans un deuxième temps de reconsidérer leur relation de coopération avec le Togo qui se joue des droits humains et des libertés en cachant derrière la thématique de la sécurité.

D’ailleurs cette sécurité ne concerne que les gens du pouvoir puisque la population togolaise tente régulièrement de se faire justice tant l’absence des forces de l’ordre auprès des populations et au service des populations est une évidence.

Ce n’est pas la fausse opération de charme pour contrôler la Diaspora togolaise. Il s’agit du non-évènement du 11-16 janvier 2016 intitulé « réussites Diaspora 3 » où le pouvoir de Faure Gnassingbé s’est assigné le droit de décerner des « prix » à une diaspora de récupération qui a réussi sans lui et surtout loin du Togo. Car si ces membres de la Diaspora étaient restés au Togo, ils seraient peut-être dans la situation du Dr Antoine Randolph.

En cherchant à réduire au silence la Diaspora ou à l’intimider, le système de Faure Gnassingbé démontre qu’il est rentré dans un mode « panique ». Il suffit pourtant de démissionner pour que la paix revienne au Togo. Faure Gnassingbé ne constitue plus une partie de la solution au mal togolais mais il est devenu en fait une grande partie du problème.

La Diaspora togolaise n’a pas besoin du système de Faure Gnassingbé pour exister et exercer sa souveraineté. Faure Gnassingbé ne pourra qu’enrôler quelques membres de la Diaspora naïfs sur la réalité du système et du régime bafouant les libertés et le droit national, régional et international. Faure Gnassingbé, le CVU-TOGO-DIASPORA demande que le Dr Antoine Randolph, un résistant et démocrate de la première heure soit libéré sans conditions. YEA.
25 février 2016.

Dr Yves Ekoué AMAÏZO

Coordonnateur général

©cvu-togo-diaspora.org

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