Crédit photo : alome.com

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« Ne doutez jamais qu’un petit groupe de personnes peuvent changer le monde. En fait, c’est toujours ainsi que le monde a changé. “Margaret Mead (1901-1978) anthropologue américaine 1

Peuple Togolais appelé à devenir l’Or de L’humanité,

Chers Compatriotes de l’Intérieur et de la Diaspora,

Avançons méthodiquement et avec lucidité sur notre chemin de libération nationale, un chemin d’espoir ! Exigeons la démission de Faure Gnassingbé dès maintenant !

Au moment où j’adressais le 30 septembre mon message principalement à la diaspora et à travers celle-ci au peuple togolais, maître Salifou Atchadam Tikpi, président national du PNP – Parti National Panafricain -, lança à celui-ci son vibrant appel politique, disant non au 4ème mandat présidentiel de Faure Gnassingbé, prônant l’insurrection pour empêcher celui-ci et ouvrant ainsi la voie de la transition politique. J’applaudis des deux mains son discours très mobilisateur car il n’y a que par l’insurrection populaire que nous puissions nous libérer et changer l’actuel système dictatorial corrompu et moribond. Bien que nous ayons le même objectif final, je tiens cependant à préciser la manière rationnelle de concevoir notre lutte et la place que l’insurrection doit y prendre car il s’agit avant tout d’une lutte de libération nationale. Cette lutte a pour objectif de conquérir tout le pouvoir afin de restaurer l’État de droit, les attributs d’un État souverain et, pour la reconstruction du pays, de proposer une alternative sérieuse sur la base d’un programme de société commun dont la mise en application résoudra positivement et efficacement les problèmes du présent et jettera les bases d’un futur meilleur et harmonieux. Ainsi la confiance sera rétablie et la paix régnera car celle-ci sera fondée sur la liberté, la justice, la protection et la défense des citoyennes et des citoyens. Ce sera alors une véritable paix et non la paix du cimetière de la dictature.

Nous devrons bâtir notre nation autour des valeurs et des principes nobles, une nation dans laquelle le « tous pour un » cédera le pas à l’ « ensemble pour tous » !

Mais pour atteindre ces nobles objectifs il y a des préalables qui découlent du pourquoi et du comment devons nous lutter ? J’ai traité de ces questions dans mes écrits précédents  2; je les aborde une nouvelle fois ici sous une forme différente.

A)  Pourquoi devons-nous lutter ?

1)  La liberté est un droit inaliénable. La liberté est ontologique.

Dieu a créé l’homme libre et à son image nous révèlent les saintes écritures. L’on peut dire que la liberté est un aspect de la nature humaine. Dans le monde humain, la notion de liberté a beaucoup évolué et est devenue un droit inscrit dans des textes internationaux relatifs aux droits de l’homme telles que la déclaration universelle des droits de l’homme et la charte africaine des droits de l’homme et des peuples et dans les constitutions nationales de tous les pays. Et c’est au nom du droit à l’autodétermination des peuples contenu dans la déclaration universelle des droits de l’homme que le Togo, appuyé par les pays de la Conférence de Bandoeng, a accédé à l’indépendance le 27 avril 1960 après une longue lutte non-violente menée par les partis politiques indépendantistes. J’exprime ici ma profonde gratitude à cette génération d’hommes et de femmes qui a assumé ses responsabilités historiques et qui a consenti beaucoup d’efforts et d’innombrables sacrifices pour que naquît la Nation togolaise.

Mais bien que la liberté soit un droit, beaucoup de systèmes politiques voyous – dictatoriaux, totalitaires ou mafieux – la restreignent drastiquement. C’est pourquoi, on dit que la liberté ne se donne pas mais qu’elle s’arrache !

Au Togo, nous vivons depuis 1967 sous une dictature féroce qui a réduit le peuple en esclavage sur son propre sol. Nous devons alors combattre la dictature pour recouvrer notre liberté !

2)  Reconquérir l’indépendance et la souveraineté nationales.

Le rêve togolais a été brisé par le coup d’État du 13 janvier 1963 organisé par la France pour renverser le gouvernement patriotique et assassiner le président Sylvanus Olympio qui voulait dégager le Togo de la servitude monétaire et du pacte néocolonial. La France a ainsi confisqué l’indépendance et la souveraineté de notre pays et a consolidé sa position en installant à partir du 13 janvier 1967 l’armée au pouvoir, encourageant et soutenant l’installation de la dictature, à seule fin de préserver ses intérêts à travers les accords secrets qui la lient à ses anciennes colonies d’Afrique. Ces accords mortifères contrecarrent d’ailleurs tout développement réel de ces pays francophones dont la plupart des habitants vivotent dans la misère. Ils sont la principale cause du non décollage de leur développement. La Françafrique est justement la structure politico-mafieuse chargée d’appliquer et de pérenniser ces accords. Leur abolition s’impose maintenant après 60 ans d’indépendance. La France est le principal soutien et le parrain de la dictature des Gnassingbé. Elle est le principal obstacle au bonheur des Togolais et à celui des autres peuples d’Afrique francophone !

3)  Mettre fin à la mauvaise gouvernance et aux graves violations des droits de l’homme

La dictature néocoloniale de plus de 52 ans des Gnassingbé père et fils se caractérise par de très graves violations des droits de l’homme et par une mauvaise gouvernance néolibérale et mafieuse fondée sur le vol et le pillage des ressources et des richesses du pays. Plus de morts sous cette dictature que durant toute la colonisation directe que notre pays a subie de 1884 à 1960 ! Et tout cela dans une totale impunité !Les organisations de défense des droits de l’homme tant nationales – LTDH, LTDE, ACAT-Togo, CNDH, Groupe Initiatives-Droits de l’Homme, REJADD, RAIDHS, CACIT, ASVITTO etc – qu’internationales – AMNESTY INTERNATIONAL, FIDH, CIMADE, FIACAT, HUMAN RIGHT WORLD, Commission d’enquête des Nations Unies etc – ont révélé au grand jour et à différents moments la torture , les assassinats ciblés et les massacres de population, l’existence de camps de concentration et de charniers humains, des largages de corps humains dans l’atlantique. Le rapport d’Amnesty International publié le 5 mai 1999 a pour titre : Togo, Etat de terreur. Depuis quelques années et surtout depuis le 19 août 2017 des réseaux sociaux fiables ont fait circuler de nombreuses, nombreuses images insoutenables montrant ainsi la sauvagerie, la barbarie de Faure Gnassingbé et de son système dictatorial.  Les répressions des manifestations pacifiques ont fait plus de 100 morts dont plus d’une dizaine d’enfants de moins de 15 ans parmi lesquels le jeune apprenti mécanicien de 11 ans abattu à bout portant, en décembre 2018, par le chef d’état-major des forces armées togolaises. Un nourrisson de 3 mois a même été brutalisé le 7 novembre 2017 à Sokodé par un militaire sous prétexte que s’il devient grand il lancera des cailloux aux soldats. L’ambassadeur français, Marc Vizy, après avoir tenté de minimiser l’ampleur des manifestations pacifiques du second semestre de 2017 trouve que l’armée togolaise « agit avec professionnalisme » !

Bien sûr, avec l’aide de la France, le Togo est l’un des pays les plus militarisés du monde. Son armée est surtout utilisée dans une politique sécuritaire de conservation du pouvoir plutôt que dans une politique de défense nationale du territoire et de protection des citoyens. Pour les Gnassingbé le peuple est leur ennemi intérieur !

Quant à la mauvaise gouvernance, elle est induite par l’immoralité et l’incompétence des dirigeants, leur choix du système néo-libéral mafieux et les exigences liées aux accords secrets françafricains mentionnés plus haut. Les résultats de cette mauvaise gouvernance sont catastrophiques, terribles. Le Togo, classé dans le groupe des PPTE, est devenu un pays apocalyptique dans lequel se manifestent l’abus de pouvoir, de force et de droit, la corruption, la contre-vérité des urnes, l’absence de la vérité des comptes, l’impunité, la gabegie, le vol, le pillage des ressources naturelles et minières, l’évasion fiscale, les détournements du denier public, la misère noire partout dans tous les domaines de la vie publique et particulièrement le domaine social engendrant de graves problèmes sociaux et sociétaux . La rupture du contrat social est manifeste : une infime minorité de Togolais vit dans l’opulence et l’arrogance laissant la majorité croupir dans la misère. Recours à des pratiques malhonnêtes comme celles des incendies des marchés de Kara et Lomé pour accuser l’opposition. La dette dépasse 79 % du PIB. Le budget annuel de la présidence est passé de 5 milliards de francs CFA en 2005 à 23 milliards de francs CFA depuis 2017 et la fortune personnelle de Faure Gnassingbé est estimée à plus de 8 mille milliards de francs CFA. Les barons du régime, qu’ils soient militaires ou civils, sont eux aussi immensément riches. L’exploitation du pétrole offshore et celle de l’or relèvent du pur gangstérisme car elles se font à l’insu du peuple depuis plus de 16 ans.  Le système dictatorial RPT/UNIR est un système destructeur, prédateur et corrupteur, exploitant le peuple au profit de cette minorité de Togolais, de la communauté étrangère, des entreprises multinationales, des intérêts ésotérico-religieux et des communautés étrangères vivant au Togo. Le Togo, modelé par le système véreux et corrompu du RPT / UNIR, est instable aujourd’hui et ingouvernable demain. Seule la libération du Togo redonnera l’espoir et la confiance à son peuple et aux investisseurs intègres.

4)  Rejeter Faure Gnassingbé pour son illégitimité

A la mort d’Eyadéma Gnassingbé, le 5 février 2005, son fils a accédé au pouvoir grâce à un coup d’État militaire et constitutionnel, passant successivement, en une nuit, du statut de ministre à ceux de député, président de l’assemblée nationale et président de la république. Il est au regard de la constitution en vigueur un criminel dont le crime est imprescriptible (art 150 : tout renversement du régime constitutionnel est considéré comme un crime imprescriptible contre la nation et sanctionné conformément aux lois de la République).

Ce coup d’État et la grotesque mascarade électorale du 24 avril 2005, contestés par le peuple, ont provoqué des massacres jusqu’alors inconnus dans le pays. Dans le rapport de la LTDH, intitulé « Stratégie de la terreur » publié en mars 2005, cette organisation reconnaît 811 personnes tuées et 4508 blessés et plus de 20000 réfugiés dans les pays voisins. Le rapport de la mission des nations unies, publié le 26 septembre ne mentionne que 500 personnes tuées ; En réalité, à la fin de cette période tragique le bilan des répressions peut s’établir comme suit : plus de 2000 morts, 5000 blessés et 50000 réfugiés !

La CEDEAO, organisation régionale, a indiqué que le « scrutin a globalement répondu aux critères et aux principes universellement admis en matière d’élection ». C’est cette formule laconique que la CEDEAO, fonctionnant comme un syndicat de chefs d’État, utilise pour avaliser les résultats de la contre-vérité des urnes et masquer sa complicité. Faure Gnassingbé n’a gagné réellement aucune élection présidentielle et les élections législatives du 20 décembre 2018 et les municipales du 30 juin ont été massivement boycottées par le peuple, surtout les législatives qui ont complètement mis à nu le régime dictatorial dont la base sociale représente à peine 3 % de la population.

En effet, le peuple a transformé ces législatives dont le taux de participation est d’environ 10 %, en un référendum révocatoire. Selon le paragraphe 3 de l’article 21 de la déclaration universelle des droits de l’homme « La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes... » le régime RPT/UNIR et Faure Gnassingbé sont illégitimes.  Faure Gnassingbé ne représente plus le peuple togolais ! Par conséquent, à partir du 20 décembre 2018, Faure Gnassingbé et son gouvernement ne représentant plus notre pays, toutes les décisions, tous les actes, engagements et accords qu’ils prennent, font ou signent sont illégitimes et illégaux, donc nuls et sans effet. Faure Gnassingbé doit démissionner !

5)  Révéler au grand jour l’usurpation de Faure Gnassingbé

Faure Gnassingbé est triplement un usurpateur !

- Son 3ème mandat finissant est usurpé au regard de la constitution de 1992 largement votée par 97, 8 % de la population.

- Faure n’est pas le fils biologique d’Eyadéma Gnassingbé mais son fils adoptif ; C’est ce qu’ont dit ceux qui l’ont connu et côtoyé depuis sa plus tendre enfance et c’est ce qu’ont affirmé les vrais enfants de feu Eyadéma Gnassingbé dont Ernest (décédé) et surtout Kpatcha emprisonné depuis une dizaine d’années. Il aurait dû porter le nom de Bolouvi, c’est le nom de l’époux légitime de sa mère Sabine…Un test ADN de paternité pourrait se réaliser dans un laboratoire indépendant pour confirmer ou infirmer les dires ou affirmations de ces Togolais. En toute chose nous devons rechercher la vérité. Faure n’est donc pas Kabyè ! Et il n’est pas du nord non plus !

-  Faure a profité de sa position de chef de l’État pour usurper une grande partie de l’héritage de feu Eyadéma Gnassingbé.

6)  Révoquer Faure Gnassingbé pour ses crimes et son immoralité

Faure Gnassingbé – président du Togo, chef suprême des forces armées et ministre de la défense - a commis de nombreux délits répréhensibles par la loi qui l’ont complètement et définitivement discrédité. Il est en effet coupablede : terrorisme, crimes contre l’humanité, crimes économiques, enrichissement illicite, corruption, mauvaise gouvernance, fraudes électorales en 2005, 2010 et 2015 et falsification des résultats électoraux, dépravation de la vie morale publique, atteintes aux mœurs, luxure, inceste, association de malfaiteurs pyromane dans les incendies des grands marchés de Kara et Lomé.

Nous devons rester fidèles à la revendication fondamentale de la rue qui est la démission de Faure Gnassingbé car elle contient toutes les autres revendications. Celles-ci seront en effet faites par la Transition immédiatement ou quelques semaines qui suivront sa démission. Le gouvernement restaurera immédiatement la constitution originelle de 1992. Faure Gnassingbé, craignant la rue a déclaré dans l’un de ses discours que « dans un État de droit, le pouvoir ne se prend pas par la rue mais par les urnes ». Ce qu’il oublie de dire c’est que l’État togolais est un État voyou, un État incendiaire, un État de non-droit, autrement dit dictatorial, qu’il a la mainmise sur toutes les institutions et qu’il contrôle de ce fait tout le processus électoral.

Le pouvoir de la rue échappe à tous les dictateurs ; c’est ce dont ils ont le plus peur parce que sa manifestation est imprévisible et soudaine !

La rue vient de faire tomber le premier ministre libanais Saad Harirri après 13 jours de manifestations. La lutte continue car les Libanais sont déterminés à faire le grand nettoyage comme l’affirme Hala, une jeune libanaise : « Nous avons gagné une première bataille, mais nous allons continuer à bloquer les routes et à manifester jusqu’à ce que toute notre classe politique corrompue quitte le pouvoir ».

En Bolivie, après 3 semaines de protestations contre sa réélection à un 4ème mandat et sous la pression de l’armée et de la police – donc la désobéissance militaire – le président Evo Morales, au pouvoir depuis 2006, a démissionné !

Aux États-Unis, le président Donald Trump, soupçonné (seulement) d’avoir utilisé le pouvoir que lui confère sa fonction à des fins personnelles, fait l’objet d’un processus de destitution à la chambre des représentants… Et que faisons-nous au Togo pour ne pas dégager Faure Gnassingbé maintenant ? Chaque jour qui passe est une catastrophe nationale, tant les souffrances du peuple sont grandes, le vol et le pillage des richesses importants, l’évasion fiscale élevée !

7)  Mettre fin au système dictatorial corrompu, pourri et démoniaque.

Il est évident que l’on ne puisse rien attendre de meilleur d’un tel système qui, durant plus de 52 ans, a fait tant de mal au Togo et à son peuple. C’est un système néocolonial, démoniaque irréformable qui est parvenu à son apogée de médiocrité, de nuisance et qui a trop duré. Or, une chose parvenue à l’extrême se transforme toujours en son contraire. C’est une loi de la nature ! Par ailleurs, dans le monde humain, la lutte entre le mal et le bien est permanente. Le triomphe du mal dans une nation conduit au chaos et à des drames humains, le triomphe du bien conduit à la paix, à la prospérité et au bonheur. Ayant expérimenté le mal il est temps que tout le peuple se tourne vers le bien ; C’est pour cela qu’il a reçu le mandat céleste de l’accomplir ! Vox populi, vox dei !

8)  Construire le Togo autrement

C’est justement pour mettre en place un nouveau système capable de conduire le peuple à la paix, la prospérité, la bienveillance et le bonheur que l’ancien système néocolonial doit être complètement détruit. Lors de la transition démocratique, une nouvelle société, fondée sur un programme commun et la vision d’un Togo resplendissant émergera sur la Terre de nos Aïeux pour accomplir son destin d’être « l’Or de l’humanité « et sa mission de participer à l’édification d’une « nouvelle grande humanité « !

La question togolaise n’est pas une question électorale. Trop complexe, aucun candidat à la prochaine élection présidentielle ne peut la résoudre. Elle sera débattue et résolue au cours de la transition démocratique, pacifique et bienveillante, sans Faure Gnassingbé, avec tous les représentants du peuple tant de l’intérieur que de l’extérieur.

9)  Bases légales de la lutte de libération nationale.

Notre lutte de libération est juste, légitime et constitutionnelle. Elle repose sur des bases solides et légales. Notre hymne national et la constitution nous commandent de combattre les tyrans et la dictature :

Hymne national « la Terre de nos Aïeux »

Que viennent les tyrans

Ton cœur soupire vers la liberté

Togo debout, luttons sans défaillance,

Vainquons ou mourons mais dans la dignité…

Constitution de 1992

- préambule : Proclamons solennellement notre ferme volonté de combattre tout régime politique fondé sur l’arbitraire, la dictature, l’injustice ;

-  article 150 : Dans ces circonstances, pour tout Togolais, désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs.

 En plus, la déclaration universelle des droits de l’homme et la charte africaine des droits de l’homme et des peuples reconnaissent toutes deux le droit des peuples à l’autodétermination et à la liberté.

B)  Comment devons-nous lutter ?

Le comment faire est une question cruciale qui relève globalement de la stratégie ; je ne peux que survoler quelques aspects tout en essayant de rester dans un cadre conceptuel de la résistance populaire pacifique. Contrairement à l’idée très répandue, le sort d’une dictature est entre les mains du peuple et non celles du tyran ; La résistance héroïque des Norvégiens à l’occupation nazie en est un bel exemple. Refusons de servir et nous voilà libres !

1)  Choix de la forme de la lutte de libération nationale

Le choix de la forme de la lutte d’un peuple se fait objectivement en fonction d’un grand nombre de facteurs mais principalement en fonction de la culture et de la capacité du peuple à mener cette lutte. Mais l’on ne doit jamais au début attaquer l’ennemi sur les terrains où il manifeste sa nette supériorité.

Bien que cette dictature essaie parfois d’attirer l’opposition « radicale » sur le terrain militaire, elle préfère de loin, avec le soutien complice de la communauté internationale dont la CEDEAO, le terrain électoral qu’elle maîtrise le mieux en ayant recours à l’achat des consciences et surtout à l’arme secrète de la contre- vérité des urnes la mettant à l’abri de toute surprise.  C’est pourquoi Faure Gnassingbé, ses partis politiques et associations de la société civile satellites et ses légitimateurs claironnent à l’approche de chaque élection « Dans un État de droit, le pouvoir ne se prend pas par la rue mais par les urnes.» Mais l’expérience électorale dans notre pays nous fait dire et répéter que la voie électorale telle qu’elle est sous la dictature des Gnassingbé n’est pas la solution.  Et pourtant plus de huit candidats d’une certaine opposition se bousculent déjà aux portillons du scrutin présidentiel de 2020, prêts à faire du tourisme électoral !

Contrairement aux carpillons de la fable de Claris de Florian 3 qui, ayant désobéi à leur mère carpe qu’ils trouvaient radoteuse, furent pris et frits, les leaders des partis légitimateurs auxquels s’ajoutent des candidats sans parti, friands des élections et des dialogues, sont plutôt abondamment récompensés après leur forfaiture et ce, depuis la Conférence Nationale Souveraine. A des moments différents la trahison a des visages différents et pour des objectifs différents la trahison se manifeste de différentes manières. C’est pourquoi nous n’avons pu conclure jusqu’à présent notre lutte de libération !!!

Incontestablement et traditionnellement c’est l’action ou la lutte non-violente que nous privilégions et qui, en aval, pourrait devenir insurrectionnelle.

2)  Manifester la détermination de sortir de la servitude volontaire

a)  Importance de respecter les principes et les valeurs

Des principes nobles et des valeurs élevées sont inscrits dans les constitutions et hymnes nationaux et dans bon nombre de textes internationaux traitant des droits de l’homme et de l’éthique. Beaucoup de gouvernants ne les respectent plus et l’homme en général les considère comme de simples mots ; mais ces mots sont des reflets dans la pensée humaine des principes et valeurs cosmiques contenus dans les lois naturelles que l’humanité rechigne à observer. Leur non observance par des gouvernants crée des drames humains dans leurs pays. Lorsqu’un peuple est laxiste, flexible à leur égard, il subit la sujétion ou la dictature. C’est bien le cas de notre peuple qui, de peur ou par opportunisme, a laissé trop faire les Gnassingbé. Il est temps que le peuple togolais suive rigoureusement les injonctions contenues dans l’hymne national et la constitution de 1992 approuvée à plus de 97,8 % car c’est une obligation morale, un devoir patriotique pour toutes et tous de combattre la dictature. Et il n’est dit nulle part dans ces deux textes qu’il faille recourir aux élections pour combattre la dictature car celle-ci, en elle-même, est une monstruosité anticonstitutionnelle !

b)  Illégitimité et devoir moral d’obéissance

Les citoyens sont tenus d’obéir à un président et un gouvernement légitimes, issus de la vérité des urnes. Mais dès que leur illégitimité est établie le devoir moral d’obéissance est aboli. En m’appuyant sur des faits réels, j’ai clairement établi que Faure Gnassingbé est illégitime et que la volonté du peuple est l’alternance politique sans lui ! En conséquence, la désobéissance civile s’impose à toutes les citoyennes et à tous les citoyens conformément à la constitution de 1992 votée à plus 97, 8 %. La responsabilité des électeurs va au-delà des bulletins déposés dans les urnes.

Par ailleurs, beaucoup de nos sœurs et de nos frères Kabyè ou du nord, qu’ils soient civils ou militaires, soutiennent inconditionnellement ou aveuglément Faure Kodjo Essozimna Gnassingbé parce qu’il est Kabyè mais en fait il ne l’est pas ! Il est « du sud » et il n’est que le fils adoptif de feu Éyadéma Gnassingbé.

c)  Démystifier le tyran général Eyadéma Étienne Gnassingbé

S’il était vivant il devrait répondre de tous ses crimes et révéler la vérité cachée par ses mensonges !

En réalité, selon les sages de la région Kara, Eyadéma ne connaissait pas ses parents ; Il était orphelin de mère et de père ; Sa mère était morte en couches en 1935 et son père, immigré séjournant dans la région était mort de maladie quelques jours avant la naissance de son fils. Eyadéma fut confié à l’une des épouses du chef Assih. Il n’avait ni frère ni sœur. Maman N’Danida, connue tardivement des Togolais comme étant la mère d’Eyadéma, naquit vers 1878. C’était juste pour la propagande. Devenu un jeune homme, Éyadéma fut un moment racoleur de passagers à l’autogare de Lomé. Il fut enrôlé en 1954 à Ouidah ( ex- Dahomey) dans les cuisines de l’armée coloniale française qui mena une guerre coloniale contre les peuples indochinois et algérien réclamant l’indépendance de leurs pays. De retour au Togo en 1962, le sergent Eyadéma fit partie des demi-soldes Togolais – ayant tous aussi la nationalité française – que la France manipula et instrumentalisa pour perpétrer le coup d’État du 13 janvier 1963 dirigé par Georges Maîtrier – coopérant français et conseiller militaire du chef de l’État – et supervisé par l’ambassadeur français Henri Mazoyer… Il semble qu’Éyadéma endossa seulement la responsabilité de l’assassinat de Sylvanus Olympio pour couvrir le vrai meurtrier. Devenu président du Togo, le 14 avril 1967, le tyran Eyadéma dirigea d’une main de fer le pays, pendant 38 ans, comme sa propriété privée et y instaura le culte de la personnalité. Nous savons que plus un produit est de moindre qualité plus sa publicité est forte. Éyadéma mourut le 5 février 2005 en laissant le Togo exsangue.

Profitant de l’incertitude de la succession dynastique confrontée à de vives contestations populaires, les services secrets français, tels des pirates, écumèrent début mai 2005 la présidence togolaise et d’autres services administratifs et rapatrièrent en France à bord d’un avion Grumman les archives compromettantes y compris les » billets doux » envoyés à Eyadéma qui s’y trouvaient !

Peuple togolais, débarrasse-toi de la peur que t’inspirait Éyadéma. Il était tout à fait un homme ordinaire, un agent de l’impérialisme français ayant combattu la liberté en Indochine et en Algérie et s’étant ensuite emparé de notre liberté. Nous devons l’arracher maintenant à son fils adoptif ! !

d)  Révolution des consciences

Le succès de notre lutte de libération passe par la conscientisation et la détermination de notre peuple à devenir libre, indépendant, responsable et maître de son destin. Cela passe nécessairement par l’abandon progressif de la culture de dictature, l’abandon total de la peur, la compréhension de la nature du pouvoir dictatorial etc. Selon le Chinois Yu-zu-li 4 « certains hommes, dans le monde, dominent leur peuple par l’imposture et non pas par la justice…Dès que leur peuple comprend la chose, leurs ruses ne fonctionnent plus. » La dictature des Gnassingbé est une imposture et un château de mensonges ! Le théoricien du droit John Austin  5 renchérit : « Si la majorité de la population était déterminée à détruire le gouvernement et était prête pour cela à endurer la répression, alors les forces gouvernementales et tous leurs appuis ne pourraient préserver le gouvernement haï même avec l’assistance de l’étranger. » Frères et sœurs comptons sur nos propres forces car nous sommes les seuls artisans du bonheur et de l’avenir de notre patrie !  Nous opposerons sans cesse la vérité aux ruses et mensonges du régime RPT / UNIR pour convaincre, persuader et devenir de plus en plus lucides et rationnels pour mener à son terme victorieux cette œuvre divine de libération de notre peuple ;

3)  Ressources humaines

Le Togo est un bien commun à nous tous et personne d’extérieur ne viendra le construire à notre place ; aucune portion de sa population ne peut être exclue ou exemptée de sa construction. C’est pourquoi, dans notre lutte de libération nationale qui s’apparente à la révolution des colibris chacun doit faire sa part, si minime soit-elle pour assurer la victoire ! Une victoire de tout le peuple, lui permettant, après un long processus de transformation et d’élévation, d’atteindre le stade de l’ « Or de l’humanité » ! La véritable réconciliation des Togolais ne se fera pas par décret, elle se fera avec bienveillance dans le feu de la lutte de libération nationale nécessitant la participation de toutes ses filles et de tous ses fils. C’est pourquoi, je demande à celles et à ceux – civils comme militaires – qui soutiennent encore le régime dictatorial pourri de le laisser tomber !

a) Mouvance présidentielle, légitimateurs et inconscients corrompus

Le Togo est aussi un livre ouvert dans lequel sont marqués tous les crimes de la dictature néocoloniale et dynastique des Gnassingbé et les souffrances infligées au peuple. Beaucoup de ses pages sont gorgées du sang du peuple et d’autres par ses larmes devenues amères au fil du temps !

L’heure est venue de fermer ce livre de la honte ! Que ressentez-vous lorsque vous chantez l’hymne national, la Terre de nos Aïeux ? Et pourquoi ne défendez-vous pas et ne réclamez-vous pas la constitution que vous avez probablement approuvée en 1992 ? Ne continuez pas à maintenir et à soutenir Faure Gnassingbé qui a fait incendier les marchés de Kara et Lomé. Ne continuez pas à maintenir et à fortifier le chef de l’État que le peuple a vomi ! Seule une petite minorité de 3 % de la population soutient encore le régime. C’est pourquoi celui-ci, de plus en plus isolé, désemparé et affolé, élabore des lois liberticides pour se protéger ; Peine perdue, car sa forteresse est trop lézardée et chancelante pour être emportée par l’harmattan… Pour Mgr Fanoko Philippe Kpodzro, archevêque émérite de Lomé, notre pays est pris en otage par « des criminels pervers» et il faut définitivement tourner courageusement « cette déchirante et douloureuse page de notre histoire en libérant tous ensemble, cœur à cœur et main dans la main, du nord au sud, de l’est à l’ouest, la Terre de nos Aïeux, de tous ces criminels et faire renaître des cendres le Togo ».

Que vous soyez civils ou militaires, religieux ou laïcs, fonctionnaires ou privés, chefs traditionnels ou simples citoyens, élus nationaux ou locaux, syndiqués ou non, hommes ou femmes, jeunes ou adultes le devoir patriotique nous appelle tous à répondre à l’appel de Mgr Kpodzro, à agir pour le bien de tous, à fonder un système politique juste, démocratique et respectueux des droits de l’homme et de l’égale dignité des citoyens. Qu’un archevêque arrive à s’exprimer ainsi, c’est que la situation du Togo et de son peuple est extrêmement grave ; J’exhorte toutes les organisations confessionnelles – la CET, l’EEPT, l’EMT, l’UMT – y compris les organisations religieuses traditionnelles à emboîter le pas de l’archevêque émérite.

b) Associations de la société civile, Syndicats, Jeunesse et Diaspora

Tout le monde aime la paix et veut la sécurité. Mais la paix du dictateur et de ses amis est différente de la paix du peuple. La paix sans liberté et sans justice, sans la sécurité du citoyen est la paix du cimetière et de la prison. Nous n’en voulons plus, n’est-ce pas ? Nous ne voulons pas, non plus, utiliser la vieille formule « élection-dialogue » qui n’a jamais fonctionné sous cette dictature pour obtenir l’alternance seule capable de résoudre les problèmes de la société civile, des syndicats, de la jeunesse et de la diaspora. Tous les problèmes que nous rencontrons ont une origine commune : la politique faite par cette dictature. C’est pourquoi nous devons apprendre à travailler ensemble, collectivement, la main dans la main, pour abattre cette vieille dictature démoniaque et mafieuse ; la résistance que nous organisons est une résistance civile non violente. Elle a besoin de nous tous qui sommes indépendants du pouvoir ! Et résister, c’est le début de la victoire, a déclaré Adolfo Pérez Esquivel 6. C’est ce que j’ai expliqué dans mon appel à la diaspora 7… que MGR Kpodzro vient de renforcer en demandant solennellement à cette diaspora une mobilisation générale sans précédent sous tous les cieux pour la libération du Togo des forces de l’oppression et du non amour ».

c) Mouvements et partis politiques patriotiques

La résistance est construite dans la société civile et a besoin d’un encadrement politique, mature, compétent, dynamique et intègre que les mouvements et partis politiques patriotiques peuvent fournir.

e) Le sort de la dictature est entre nos mains.

Accepter la dictature ou s’en débarrasser dépendent du peuple quelle que soit la gravité des répressions. Si nous voulons que la dictature tombe aujourd’hui elle tombera. Mais il n’existe pas de baguette magique pour produire un tel effet !  La chute de la dictature dépendra de l’importance de notre mobilisation permanente, de notre détermination, de notre capacité organisationnelle nous permettant la mise en œuvre intelligente et habile d’une stratégie globale, de notre refus de coopérer avec elle et de ne plus rien accepter d’elle.

Refusons la corruption et cette vieille dictature corrompue tombera comme un fruit mûr !

Refusons de la servir et elle mourra d’anémie !

4)  Mettre sur pied une organisation puissante

L’esprit de division distillé dans le mental des Togolais persiste toujours chez bon nombre de compatriotes et beaucoup d’autres ne veulent pas ou ne sont pas habitués à travailler collectivement. La formule « unicité d’actions » prônée par la coalition des 14 n’a pas fait long feu. Alors que faire ? C’est de mettre au point une organisation centralisée et puissante regroupant des associations de la société civile interne et externe, les syndicats, les mouvements de la jeunesse, des mouvements et des partis politiques patriotiques. Toutes ces structures doivent être indépendantes du pouvoir dictatorial. Peu importe le nom de cette structure . Son organigramme sera discuté et adopté par ses membres.

5)  Principes de la lutte non violente

Toute dictature a besoin de ce triptyque formé par l’obéissance, la coopération et la soumission des citoyens pour exister et pour exercer et conserver le pouvoir. Elle utilise toutes sortes de moyens pour parvenir à ses fins, des moyens violents, sanctions et punitions, ruses, mensonges, tromperies, séduction, corruption et achat des consciences etc.

Or, dès que le peuple a compris le jeu et qu’il en a marre, il lui suffit de se débarrasser de la peur et de décider résolument de ne plus se soumettre à jamais à ce triptyque, donc de désobéir, de refuser sa coopération et ne plus se soumettre. Il applique donc la désobéissance civile – qui peut aussi englober la désobéissance militaire -, la non coopération et l’insoumission généralisée constamment dans tous les domaines de la vie publique : culturel, sportif, social, politique économique, financier.

L’application de ces principes, pour être efficace, s’insère dans la stratégie globale de l’organisation chargée de mener la lutte.

6)  Structurer la lutte dans le temps et dans l’espace

Structurer la lutte dans le temps et l’espace est un art remarquable qu’exerce la direction de l’organisation chargée de mener la lutte en organisant, planifiant et dirigeant les actions de celle-ci, tel un virtuose chef d’orchestre. C’est sa capacité à prévoir, mobiliser et déplacer les ressources humaines selon les stratégies partielles contenues dans la stratégie globale pour utiliser conjointement ou non des méthodes et des moyens variés, adaptés au terrain et au moment en tenant compte du chronogramme préétabli. Tout au long de la lutte elle veillera à développer, exercer et renforcer son pouvoir démocratique. La démocratie se construit en même temps que la conquête de la liberté !

La lutte non violente nécessite la participation d’une grande et large partie de la population qui sera massivement mobilisée à différents moments selon les besoins stratégiques de la lutte. Lorsqu’elle est bien menée en amont, le pays est paralysé, ingouvernable et asphyxié. Le président jette souvent l’éponge et démissionne…

Je reproduis ici l’appel pressant et récent de Mgr Kpodzro « Je vous invite tous à triompher de la peur et sortir massivement dans les rues pour exiger la démission de Faure Gnassingbé et tous ses collaborateurs impliqués dans les incendies des grands marchés de Lomé et de Kara, et que véritablement et sans condition, justice soit faite aux victimes et à la Nation toute entière. »

La menace de mort dont fait l’objet Mgr Kpodzro et ses collaborateurs a suscité l’indignation de

nous tous et la colère du Vatican. L’archevêque émérite, serein, pointe un doigt accusateur sur le responsable de cette menace de mort : « je viens déclarer publiquement que si quelque chose nous arrive de n’importe où, il faut qu’on s’en prenne au chef de l’État qui nous dirige. Je dis bien, si malheur arrivait à l’un de nous qu’on sache que ce malheur ne peut venir que du chef de l’État et de ceux qui collaborent avec lui pour le maintien du Togo dans la servitude, le malheur. Je prends tous les Togolais, chrétiens ou non à témoin pour cela »

C) Conclusions

Les raisons pour lesquelles et par quel moyen nous devons nous débarrasser du régime dictatorial de Faure Gnassingbé ont clairement été exposés afin d’exécuter le mandat céleste d’accomplir cette œuvre divine de libération nationale ; puisque ce n’est pas la voie électorale qui est indiquée, inutile que nous restions figés à attendre l’échéance électorale de 2020. Engouffrons-nous dans ce vent libérateur qui souffle depuis quelques mois sur la planète pour pousser certains peuples qui l’osent à se libérer. Laissons-nous porter par lui car c’est un vent cyclique, qui ne souffle pas tout le temps. C’est ce même vent qui a soufflé sur l’Europe de l’est fin 1990 et qui a soufflé sur les pays arabes pour provoquer le printemps arabe. C’est pourquoi l’archevêque émérite de Lomé, Mgr Kpodzro, d’ordinaire prudent, nous a délivré, par sa bouche d’homme de Dieu, son message de nous libérer de ce régime pervers et criminel et d’exiger la démission immédiate de Faure Gnassingbé, devenu pyromane !

Les crimes contre l’humanité, les crimes économiques et d’autres crimes comme les incendies des marchés de Kara et Lomé commis par Faure Gnassingbé et son appareil de répression (armées, gendarmerie, police, milice et juges inféodés). Si tous ces crimes sont commis c’est que ce régime illégitime et hors la loi est soutenu de façon indéfectible par la France. En vertu des accords secrets qui lient la France et le Togo et tout particulièrement les accords de défense, ce sont des instructeurs français qui encadrent, forment et instruisent nos militaires, gendarmes et policiers. C’est la France qui fournit en grande partie le matériel militaire, le matériel de sécurité et de répression à tout ce monde chargé d’appliquer la politique sécuritaire du pouvoir, donc de réprimer le peuple dès qu’il ose défier ce pouvoir. C’est la France qui transfère son savoir-faire à ce régime criminel ! L’on se souvient que le seul fait d’avoir exprimé le souhait de transférer le « savoir-faire français » des forces de l’ordre au régime de Ben Ali confronté à la révolution tunisienne la ministre des affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, avait dû démissionner. L’ambassadeur de France Marc Vizy trouve que les forces armées togolaises agissent avec « professionnalisme » alors qu’elles se livrent à des barbaries d’un autre âge et que leur chef d’état-major, le général Félix abalo Kadanga, impliqué également dans les incendies des marchés, a tué à bout portant un enfant de 11 ans, en décembre 2018 ! En vertu de ces accords secrets, J’accuse la France de complicité active avec le régime criminel et hors-la-loi de Faure Gnassingbé ! La France aide les hors-la-loi de notre pays !

Le peuple veut dans les meilleurs délais la vérité sur les incendies des marchés de Kara et Lomé pour que justice soit faite. Le peuple veut les noms de leurs commanditaires et de leurs auteurs ainsi que les noms des magistrats qui ont instruit ces affaires criminelles pour dissimuler la vérité et condamner des innocents ! Voilà ce régime criminel que la France d’Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian et Marc Vizy et la CEDEAO protègent encore !!!

Je salue l’initiative, le courage de Mgr Kpodzro ; je joins ma voix à celle de l’homme de dieu appelant tout le peuple et sa diaspora à se mobiliser massivement pour se débarrasser de ce régime criminel. Je joins aussi ma voix à celle de l’initiateur du 19 août 2017, Me Atchadam Tipki, qui a appelé tout le peuple, le 30 septembre dernier, à sortir pour dire non au 4ème mandat de Faure Gnassingbé ! L’heure de la libération du peuple est maintenant ! Dégageons Faure Gnassingbé dès maintenant ! Démission !

Je dis à la communauté internationale et surtout à la France que, nous Togolais, nous ne voulons plus voir sur la Terre de nos Aïeux, Faure Gnassingbé entamer un quatrième mandat ! Cela est exclu ! Il doit démissionner ! L’avenir du Togo passe par la transition avec le retour de la constitution de 1992 et une assemblée constituante. Au cours de cette transition nous réglerons nous-mêmes pacifiquement et avec bienveillance tous nos problèmes sur la base d’un programme de société commun et ferons triompher la vérité des comptes et la vérité des urnes pour le bien de tous !

Peuple togolais, debout et avançons sans peur, sans crainte pour la renaissance de notre Patrie dans la liberté, la justice et la tolérance ! Pour accomplir le rêve togolais ! La joie approche !

Vive le Togo libre !

ABLODÉ !

 

Fait à Colmar, le 19 novembre 2019

 

Dr Antoine Ati Randolph

 

 

Signification des sigles

 

LTDH           Ligue togolaise des droits de l’homme

LTDE           Ligue togolaise des droits des étudiants

ACAT-Togo   Action des chrétiens pour l’abolition de la torture-Togo

CNDH          Commission nationale des droits de l’homme

REJADD      Regroupement des jeunes Africains pour la démocratie et le développement

RAIDHS       Réseau africain pour les initiatives de droits de l’homme et de solidarité

CACIT          Collectif des associations contre l’impunité au Togo

ASVITTO     Association des victimes de la torture au Togo

FIDH            Fédération internationale des droits de l’homme

CIMADE       Comité inter-mouvements auprès des évacués

FIACAT   Fédération internationale de l’action des chrétiens pour l’abolition de la torture

PPTE           Pays pauvres très endettés

RPT/UNIR    Rassemblement du peuple togolais/Union pour la république

CET             Conférence des évêques du Togo

EEPT           Église évangélique presbytérienne du Togo

EMT            Église méthodiste du Togo

UMT   Union musulmane du Togo

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