
Réunis dans le quartier populaire de Bè, où le principal parti d’opposition Union des forces de changement (UFC) a son siège, les manifestants ont entamé leur marche dans le calme vers 10H00 GMT.
Jean-Pierre Fabre, le candidat de l’UFC battu par Faure Gnassingbé à la présidentielle à un tour du 4 mars, menait le cortège avec d’autres responsables du parti.
Fabre a rejeté la victoire de Faure Gnassingbé, fils du général Eyadéma qui régna sur le Togo d’une main de fer pendant 38 ans, jusqu’à son décès en 2005. Il a assuré avoir remporté l’élection à un tour avec 55 à 60% des suffrages.
« Trop c’est trop », « sauvons la démocratie » et « peuple togolais, libère-toi », pouvait-on lire samedi sur les pancartes des manifestants, parfois habillés en jaune, la couleur de l’UFC.
L’opposition a organisé plusieurs manifestations pour dénoncer les résultats du scrutin, annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) le 6 mars et validés par la Cour constitutionnelle le 18.
Faure Gnassingbé, qui avait été élu président en 2005 à l’issue d’une scrutin vivement contesté et suivi de violences meurtrières, a remporté le vote du 4 mars avec plus de 60% des votes contre près de 34% à M. Fabre, selon ces instances.
Des manifestations de l’opposition à Lomé ont auparavant été dispersées par les forces de l’ordre à coup de grenades lacrymogènes mais la dernière en date, le 13 mars, s’était déroulée sans heurts.
