• Skip to main content
  • Skip to primary sidebar
  • Skip to footer
  • Accueil
    • Communiqués et Analyses
    • Conférence de Presse
    • CVU dans les Médias
      • Multimédia
  • Dans les Médias
    • 50 ans d’indépendance
    • Audio / Vidéo
    • FRANÇAFRIQUE
    • Revues de Presse
    • Tribune libre
  • Evènements
    • Manifestations
    • Conférence
    • Annonce
  • CVU Association
    • LA CHARTE DE LA MUTATION DU CITOYEN ET DU PEUPLE TOGOLAIS (CMCPT)
  • Nous Contacter
  • Archives
    • Rapports

Collectif pour la Vérité des Urnes

Mouvement citoyen

Vous êtes ici : Home / Dans les Médias / Togo Les autorités doivent garantir le droit de manifester avant les élections

Togo Les autorités doivent garantir le droit de manifester avant les élections

23 avril 2015 par Webmaster

Amnesty-International-y22 avril 2015, 12:28 UTC

Alors que le Togo s’achemine vers des élections présidentielles le 25 avril prochain, les autorités doivent garantir le respect de la liberté de réunion et la liberté d’expression, et ne tolérer sous aucun prétexte l’utilisation excessive de la force comme celle observée le mois dernier, a déclaré Amnesty International aujourd’hui.

Des éléments nouveaux obtenus par Amnesty International révèlent que des gendarmes et des militaires ont tiré à balles réelles sur des manifestants le 25 mars dernier lors d’un rassemblement dans la ville de Gléi, 160 km au nord de la capitale Lomé, faisant au moins 30 blessés, dont une femme et un enfant, et une vingtaine de personnes arrêtées. Plusieurs des manifestants auraient subi des mauvais traitements lors de leur transfert à la prison, un homme sera mort un jour après avoir été libéré.

Le fait que les services de sécurité aient ouvert le feu à balles réelles et de manière indiscriminée sur des manifestants constitue une utilisation excessive, scandaleuse et inacceptable de la force a déclaré Francois Patuel, chercheur d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest

«Même si les manifestations n’étaient pas directement liées aux élections, ces violences entachent la période pré-électorale au Togo et démontrent la nécessité de respecter le droit des personnes à se réunir et s’exprimer librement. Les auteurs de ces violations doivent être identifiés et présentés à la justice ».

Le 25 mars, des gendarmes et des militaires ont chargé une foule d’une centaine d’élèves en utilisant des balles réelles, en frappant plusieurs personnes avec des coups de poing, de pied et des matraques au niveau de leurs jambes, de leur tête et de leurs bras. Les élèves se sont rassemblés spontanément afin de protester contre la tenue d’examens malgré la rupture de leur cursus scolaire par les mouvements sociaux dans le pays. Ils ont été rejoints par des étudiants et des enseignants.

L’armée a été appelée en renfort quand un groupe de manifestants a lancé des pierres sur les gendarmes, faisant plusieurs blessés dans les rangs des forces de l’ordre. Les gendarmes et militaires ont poursuivi des personnes fuyant la scène dans des maisons et des commerces, blessant plusieurs de leurs occupants dans les assauts.

« J’étais dans une chambre avec ma sœur quand, vers 13 heures, un soldat a défoncé la porte et nous a frappés. Un soldat me donnait des coups pendant que les autres battaient ma sœur. Ils nous ont par la suite arrêtés », a déclaré une victime à Amnesty International.

Selon les témoignages reçus par Amnesty International, de nombreux éléments indiquent que la gendarmerie et l’armée auraient tiré à balles réelles avec des fusils automatiques et des fusils à pompe sur une foule de plusieurs centaines d’individus, y compris des personnes manifestant pacifiquement et d’autres se trouvant sur les lieux. Amnesty International s’est entretenu avec plusieurs victimes et certains de leurs proches, et a rendu visite à des personnes arrêtées lors de la manifestation, notamment à la prison d’Atakpamé au nord du pays.

Le gouvernement a publié un communiqué officiel faisant état de 23 blessés légers. Or, sur la base des témoignages recueillis par Amnesty International, ainsi que des feuilles de soins et des carnets médicaux de victimes, il apparaît qu’au moins une trentaine de personnes auraient été blessées dont un enfant d’une dizaine d’années atteint par balle à l’épaule gauche et une femme de 71 ans, non-voyante, qui aurait été battue par les forces de sécurité ayant fait irruption à son domicile.

Vingt personnes, dont huit élèves âgés de 16 à 22 ans ont été arrêtées. Elles ont confié à Amnesty International avoir subi des mauvais traitements pendant leur transfert à la prison d’Atakpamé, n’ont pas été informées des faits qui leur étaient reprochés et n’ont pas eu accès à un avocat. Leurs familles n’ont été prévenues de leur détention que plusieurs jours après leur arrestation. Sept personnes ont été libérées le 31 mars et les autres le 15 avril.

Les familles des détenus ont pu les rencontrer à la prison d’Atakpamé et observer leurs blessures, dont des contusions et hématomes sur tous leurs corps. Certains ont fait part à leurs proches de douleurs violentes à la tête et de vomissements. Malgré les demandes des familles aux autorités pénitentiaires, les détenus n’ont pas reçu de traitement médical adéquat.

Le père d’une famille de cinq enfants arrêté lors de ces manifestations est décédé dans la nuit du 16 au 17 avril dernier, au lendemain de sa libération. Ses proches ont déclaré à Amnesty International que les autorités de la prison refusaient de lui prodiguer des soins adéquats et de lui faire parvenir les médicaments amenés par sa famille. Selon ses proches, il ne prenait pas part à la manifestation.

«Il est regrettable de constater que les conditions de détention au Togo ne respectent pas les standards internationaux et semblent régulièrement être la cause de décès. L’absence ou la fourniture tardive de soins médicaux continue de mettre la vie des détenus en danger», a déclaré François Patuel.

« Les restrictions croissantes à la liberté d’expression imposées en cette période préélectorale au Togo font apparaître des failles choquantes dans le bilan global des droits humains dans le pays. A l’approche des élections, les autorités doivent donner des instructions claires aux forces de l’ordre de ne faire usage de la force qu’en dernier ressort et uniquement lorsque cela est rendu strictement nécessaire par les circonstances, et de s’abstenir de tout usage excessif de la force».

Source : https://www.amnesty.org/fr/press-releases/2015/04/togo-les-autorites-doivent-garantir-le-droit-de-manifester-avant-les-elections/

 

Print Friendly, PDF & Email

Télécharger

  • Togo authorities must guarantee the right to demonstrate before the elections (49 kB)
    23 avril 2015

Partager :

  • Mastodon
  • Pocket
  • LinkedIn
  • Telegram
  • WhatsApp
  • Facebook
  • X

J’aime ça :

J’aime chargement…

Filed Under: Dans les Médias Tagged With: Afrique, Amnesty International, Blessés, Droits humains, EU, Gouvernement, justice, Manifestations, Mort, présidentielles, Prison, protester, Togo, Victime

Webmaster
 
Pus d'articles par l'auteur »

Autres articles pouvant également vous intéresser :

Togo. Les autorités ne tiennent pas leurs engagements et la situation des droits humains stagne TOGO : LES AUTORITÉS CENSURENT UN RAPPORT DÉNONÇANT LA TORTURE Togo. Escalade de la violence et adoption de la loi sur la cybersécurité à l’approche d’élections législatives contestées Togo : Procès Kpatcha Gnassigbé : Les aveux extorqués sous la torture ne doivent pas être retenus Togo : Amnesty et l’Acat dénoncent l’impunité au Togo
Webmaster

About Webmaster

Primary Sidebar

Éditorial

CAPITALISER SUR LE PLUS GRAND ÉCHEC DU SYSTÈME GNASSINGBÉ : Opter pour un recours en révision auprès de la CJ-CEDEAO

2 août 2026 Par Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante

IRRÉGULARITÉS ET DÉFAILLANCES JUDICIAIRES DE LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO : Indispensable recours en révision

29 juin 2026 Par Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante

TOGO, LE SYSTÈME GNASSINGBÉ ET LA RUPTURE DE L’ÉTAT DE DROIT : Inventaire constitutionnel de certains abus de pouvoir (2005-2026)

9 juin 2026 Par Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante

Plus d’articles de cette catégorie

Communiqués et Analyses

PERTE DE CONFIANCE DU PEUPLE TOGOLAIS : co-construire un cap commun, se mobiliser en respectant les voix plurielles

15 avril 2026 Par Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante

TOGO, LA RÉPUBLIQUE DU « DOUBLE STANDARD » : À quand l’heure de la mutation citoyenne ?

29 janvier 2026 Par Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante

Plus d’articles de cette catégorie

Podcasts

TOGO : LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO DIT LE DROIT À MOITIÉ : recours en révision pour le droit à 100 %

5 juillet 2026 Par Yves Ekoué Amaïzo

LE « DEAL » CEDEAO – AES EN 2026

3 juin 2026 Par Yves Ekoué Amaïzo

Plus d’articles de cette catégorie

Tribune libre

La Cour de justice de la CEDEAO face à un pouvoir qui s’entête à ne jamais avoir tort

11 août 2026 Par Madi Djabakate

SOPHISME TRUMPISTE, PROTEXPANSIONNISME ET L’ AFRIQUE

5 mars 2025 Par Yves Ekoué Amaïzo

Plus d’articles de cette catégorie

Événements

Club russo-africain de l’Université d’État de Moscou

15 février 2024 Par Yves Ekoué Amaïzo

Communiqué de la CDPT-BT du 13 juin 2019

13 juin 2019 Par Webmaster

Plus d’articles de cette catégorie

CVU dans les Médias

COUPS D’ETAT, TERRORISME ET MAINTIEN DE LA FRANCE EN ZONE FRANC : LE TOGO DE FAURE GNASSINGBÉ EN SURSIS ?

21 septembre 2023 Par Réseau de coordination de la Diaspora Togolaise indépendante

L’ETAT TOGOLAIS, UN VIOLEUR DES DROITS DU PEUPLE TOGOLAIS : Faure Gnassingbé, le chef d’orchestre est-il condamnable ?

8 mai 2021 Par Yves Ekoué Amaïzo

Plus d’articles de cette catégorie

Françafrique

AFFAIRE BOLLORÉ ET VÉRITÉ DES COMPTES PUBLICS AU TOGO : Peut-on acheter l’impunité et la corruption ?

22 mars 2026 Par Yves Ekoué Amaïzo

RDC : 62 ANS APRES L’ASSASSINAT DU PREMIER MINISTRE PATRICE LUMUMBA, QUELLES LEÇONS POUR L’AFRIQUE ?

26 janvier 2023 Par Yves Ekoué Amaïzo

Plus d’articles de cette catégorie

Footer

Subscribe to Podcast

Androidby EmailRSS

Your browser doesn't support the HTML5 CANVAS tag.

  • Allemagne
  • opposition
  • démocratiques
  • transition
  • populations
  • Africains
  • Nations Unies
  • Droits humains
  • gouvernance
  • justice
  • Paix
  • Afrique
  • Démocratie
  • Communauté internationale
  • CVU-TOGO-DIASPORA
  • Radio
  • Lomé
  • Etats-Unis
  • changement
  • Vérité des urnes
  • alternance
  • violence
  • Gouvernement
  • Paris
  • Crise
  • Monde
  • Fabre
  • Diaspora Togolaise
  • Développement
  • Faure Gnassingbé
  • Peuple togolais
  • Etat
  • France
  • marche
  • CEDEAO
  • EU
  • Diaspora
  • dialogue
  • corruption
  • constitution
  • conscience
  • l'Union européenne
  • Olympio
  • Togo
  • Gnassingbé
  • RPT
  • Togolais
  • indépendance
  • Manifestations
  • Débat

Propriété intellectuelle

Site sous licence Creative Commons Attribution-NonCommercial-NoDerivs 3.0 License
Creative Commons License

Nuage de mots clefs

Abalo Assih 50ème anniversaire 3e voie Abdou Diouf Abdoulaye Wade 4e à 5e République 4e et 5e République Abidjan 3e et 4e mandat présidentiel acat france ABALO Firmin 5e Mandat 50 ans Ablodè 3e voie commune abolition de la torture Abobi Akakpo Abdou Rahmane Abus de droit Abdoul Aziz Goma

© cvu-togo-diaspora.org 2010–2026 - cvu-togo-diaspora.org - Un site du réseau afrocentricity.net

 

Chargement des commentaires…
 

    %d
      Précédent 25 AVRIL 2015 : ELECTIONS PRESIDENTIELLES AU TOGO : Valider d’abord les résultats des bureaux de vote sans « SUCCES »
      Suivant ELECTION PRESIDENTIELLE DU 25 avril 2015 : LE PEUPLE TOGOLAIS A LA VEILLE D’UNE NOUVELLE FORFAITURE ELECTORALE ?